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Conseil ministériel

Budget 2027 : le gouvernement fixe les grandes orientations et les priorités 

  Un Conseil ministériel consacré à l’examen du projet de budget pour l’année 2027 s’est tenu, mercredi, au Palais du gouvernement à La Kasbah, sous la présidence de la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri.

 Ce projet constitue une feuille de route visant à traduire les orientations de la politique économique et sociale de l’État, tout en conciliant les impératifs de justice sociale et de croissance, conformément à la vision du Président de la République, Kaïs Saïed.

Le gouvernement a arrêté les principales orientations de ce budget, élaboré en cohérence avec le Plan de développement 2026-2030 et la future loi de finances. Les priorités retenues portent notamment sur l’amélioration du climat des affaires, la relance de l’investissement public et privé, le renforcement de la souveraineté alimentaire et hydrique, ainsi que l’accélération de la transition énergétique et numérique, avec un intérêt particulier pour les applications de l’intelligence artificielle.

Présent à la réunion, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné la résilience de l’économie nationale malgré un contexte international marqué par de fortes incertitudes et une volatilité accrue, sur fond de ralentissement de la croissance mondiale et de tensions géostratégiques.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 2,4 % au premier semestre 2026, soutenue notamment par la reprise de l’activité agricole, particulièrement dans les filières des céréales et de l’huile d’olive, la dynamique des industries mécaniques et électriques, la bonne tenue du secteur touristique et la progression des investissements directs étrangers.

Sur le marché du travail, le taux de chômage a poursuivi sa baisse pour s’établir à 14,9 %, contre 15,3 % à la même période de 2025, tandis que l’inflation demeure maîtrisée et que les réserves en devises se maintiennent à des niveaux jugés satisfaisants.

Face aux fluctuations des cours mondiaux des hydrocarbures et au ralentissement de la croissance mondiale, le Conseil a décidé de concentrer les efforts sur la réforme des entreprises publiques, la modernisation de leur gouvernance et le renforcement de la production nationale.

En conclusion, la Cheffe du gouvernement a appelé à accélérer la finalisation du projet de budget pour 2027, en veillant à hiérarchiser les projets en fonction de leur degré de maturité, de leur faisabilité financière et de leur impact socio-économique direct.

Conseil ministériel

Transformation numérique : 114 projets en cours et lancement imminent de l’application « Khadamet »

La Cheffe du Gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé ce samedi au palais de La Kasbah un Conseil ministériel restreint consacré à l'examen de l'état d'avancement des projets de transformation numérique. À cette occasion, le Conseil a dressé le bilan des chantiers numériques du premier semestre 2026, fait le point sur 114 projets encore en cours et annoncé le lancement imminent de l'application mobile « Khadamet », destinée à offrir plus de 40 services administratifs en ligne.

 

Cette réunion a été l’occasion de réaffirmer le rôle central de la numérisation dans la modernisation de l'administration, la lutte contre la corruption, le renforcement de la transparence et la réduction des disparités régionales, conformément aux directives du Président de la République, Kaïs Saïed.

 

Le lancement prochain de l’application « Khadamet » constitue l’une des principales nouveautés annoncées. Accessible via l'identité numérique (MobileID), elle permettra aux citoyens d'effectuer leurs démarches administratives et de régler leurs frais par paiement électronique, notamment par cartes bancaires, postales ou portefeuilles virtuels.

Parmi les réalisations du premier semestre 2026 figurent la Plateforme nationale de l'investisseur, la digitalisation intégrale des transactions du Registre national des entreprises, le renouvellement à distance du passeport pour les Tunisiens à l'étranger, la généralisation du timbre fiscal électronique, et l'ouverture de 34 maisons de services digitales réparties dans 21 gouvernorats.

Le gouvernement a également mis en place la demande en ligne d'actes d'état civil traduits et la patente en ligne, ainsi que la plateforme « Taâmir » pour les permis de bâtir, le Portail unique de la vie scolaire, le portail administratif khadamet.gov.tn et les services de l'« Hôpital numérique ».

 

En parallèle, 114 projets sont actuellement en cours d'exécution, dont certains affichent un taux de réalisation supérieur à 90 %. Ces chantiers couvrent notamment la demande d'attestation de résidence à distance, le renouvellement du permis de conduire en ligne, la généralisation du passeport à distance, ainsi que la demande à distance de la carte d'identité nationale et du permis de conduire. S'y ajoutent le registre de l'Identifiant national de santé et la modernisation des systèmes d'information de la Douane et de la CNAM.

 

Le Conseil s'est également penché sur les infrastructures télécoms, avec la généralisation de la fibre optique, la couverture des zones non desservies et le renforcement de la connectivité internationale. Sur le volet de l'inclusion financière, l'accent a été mis sur la promotion des portefeuilles électroniques et l'incitation des opérateurs télécoms à investir dans le secteur de la fintech, tandis que la stratégie nationale de cybersécurité poursuit son déploiement.

Le ministre des Technologies de la Communication, Sofiane Hemissi, a présenté à cette occasion les grandes lignes de la Stratégie nationale d'intelligence artificielle 2026-2030, destinée à encadrer le développement de l'IA dans le respect de la vie privée et de la souveraineté nationale.

La Tunisie mise sur sa 29ᵉ place mondiale en publications scientifiques sur l'IA, ses compétences académiques, son cadre juridique pionnier avec le Startup Act, ainsi que sa position géographique stratégique entre l'Europe, l'Afrique et le monde arabe, pour s'imposer comme un hub régional de l'exportation de solutions numériques.

 

En clôture du Conseil, Sarra Zaâfrani Zenzri a insisté sur la nécessité d'une gouvernance rigoureuse et d'une coordination interministérielle fluide, rappelant que la transformation numérique dépasse la simple numérisation des démarches pour s'inscrire dans une réingénierie globale au service du citoyen et de l'économie nationale.

 

Conseil ministériel

Un conseil ministériel restreint tenu, vendredi au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous  la présidence de la  cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a examiné les  préparatifs de la rentrée scolaire, universitaire et de la formation pour l’année 2026-2027.

 

 La réunion a, notamment, porté sur le degré de préparation des différents ministères concernés afin d’assurer un démarrage réussi de l’année scolaire, universitaire et de formation. Au cours de la réunion, les ministres  ont présenté des exposés sur les mesures prises en vue de la rentrée préscolaire, scolaire, universitaire et de la formation.

Ces dispositions concernent notamment la mobilisation d'une  enveloppe supplémentaire de 67 millions de dinars pour le  programme d’aides sociales à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, au profit des familles pauvres et à revenu limité. Des aides, financières et en nature, ont été adoptées en vue de  permettre aux élèves de disposer des fournitures scolaires essentielles et de bénéficier de la gratuité du transport.

Des programmes de prévention et d’insertion sociale ainsi qu’un programme d’éducation tout au long de la vie seront également mis en œuvre, avec la création de centres de défense sociale destinés à accompagner les jeunes ayant quitté l’école.

Les interventions ont en outre mis l'accent sur les  mesures  prises pour réduire la surcharge des classes, améliorer la répartition des élèves et soutenir les extensions et créations d’établissements nécessaires.

Il s'agit également d'adopter des programmes  anticipatifs pour renforcer la flotte de transport scolaire et universitaire, améliorer la programmation des trajets et la capacité de réponse aux besoins, ainsi que renforcer la sécurité routière et la présence sécuritaire aux abords des établissements et sur les axes qui y sont liés.

Le renforcement de la numérisation des services scolaires a  été également évoquée, notamment à travers le système d’information « Vie scolaire » et l’inscription à distance, avec la poursuite du développement et de l’élargissement de l’utilisation de ces outils afin d’améliorer la gouvernance des établissements éducatifs, la qualité des services fournis aux élèves et le suivi de leur parcours scolaire.

À l’ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que la bonne préparation de cette échéance nationale nécessite la mobilisation de l’ensemble des structures concernées aux niveaux central, régional et local, ainsi qu’une coordination efficace et une anticipation des difficultés afin de garantir leur pleine préparation.

 Elle a, également, insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement, de renforcer la gouvernance du système éducatif et d’assurer des conditions appropriées aux élèves, étudiants, stagiaires ainsi qu’aux cadres éducatifs et de formation.

Elle a ajouté que la rentrée scolaire constitue une étape du processus de réforme en profondeur du système éducatif et de l’intégration de ses différentes composantes, de manière à redonner à l’éducation, à l’enseignement et à la formation leur rôle de levier dans la construction de l’individu et de la société.

La Cheffe du gouvernement a dans le même cadre  souligné que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement constitue un pilier essentiel pour assurer la cohérence et la complémentarité des différentes composantes du système éducatif.

Les programmes  seront développés selon une vision nationale qui préserve la personnalité nationale tout en accompagnant les évolutions scientifiques et technologiques, conformément à la vision du président de la République, a-t-elle affirmé.

Conseil ministériel

Le gouvernement reconduit Tunisie Autoroutes pour l'exploitation des autoroutes A1 et A2


 

Un conseil ministériel restreint réuni ce mercredi à La Kasbah a décidé de reconduire la société Tunisie Autoroutes comme concessionnaire des autoroutes A1 (Hammam-Lif – M'saken) et A2 (Tunis – Jelma), a annoncé la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, à l'issue de cette réunion consacrée à l'exploitation du réseau autoroutier.

Deux décisions ont été arrêtées : la conclusion d'un nouveau contrat de concession avec Tunisie Autoroutes pour le tronçon A1, dont le contrat actuel expire fin 2028, et un nouveau contrat pour l'exploitation de l'A2 dès l'achèvement de ses travaux, prévu en 2027, afin d'assurer sa mise en service sous péage.

Ce choix s'appuie sur le statut de concessionnaire historique de la société, qui dispose , selon le gouvernement , de la compétence technique, de l'expérience et des équipements nécessaires pour garantir la continuité du service et le maintien du contrôle de l'État sur cette infrastructure stratégique.

Présidant l'ouverture des travaux , la Cheffe du gouvernement a souligné que ce dossier dépasse la simple attribution de concessions et s'inscrit dans une vision globale de gestion d'un service public stratégique, alliant pérennité, rendement économique et social, et préservation des intérêts de l'État.

Le ministre de l'Équipement et de l'Habitat, Slah Zouari, a présenté à cette occasion les résultats d'une étude recensant les différentes options possibles pour l'exploitation des deux tronçons, avant que le conseil ne délibère sur les hypothèses proposées sous leurs angles juridique, économique, social et financier.

Zaâfrani Zenzri a rappelé que le réseau autoroutier en circulation s'étend sur 743 km exploités par Tunisie Autoroutes, dont 567 km sous péage. L'A2, longue de 186 km et réalisée en 8 tronçons pour un coût global de près de 1700 millions de dinars, constitue la plus longue autoroute construite en une seule phase en Tunisie et recourt pour la première fois dans le pays à des technologies modernes pour la structure de la chaussée, les ponts et les ouvrages d'art.

La Cheffe du gouvernement a par ailleurs insisté sur l'urgence d'accélérer les travaux de l'autoroute Tunis – Jelma, chargeant les entreprises d'exécution de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour éviter les retards et respecter les délais contractuels.

Commission des grands projets

La Commission des grands projets a décidé le lancement  immédiat des procédures relatives à la réalisation du projet d'extension de la centrale électrique de Borj El Amri et son insertion dans la liste des grands projets à caractère stratégique, ainsi que le parachèvement des travaux de  l'hôpital régional de catégorie B à Thala (gouvernorat de Kasserine) et de la Cité numérique d'Ennahli.

Ces décisions ont été prises lors de la douzième réunion périodique de la commission, présidée lundi au Palais du gouvernement à La Kasbah par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, en concrétisation des directives du président de la République, Kaïs Saïed, visant à accélérer l'exécution des projets publics, à impulser le développement et à réduire les disparités régionales.

A l'ouverture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que l'accélération des projets publics constitue une priorité absolue pour stimuler la croissance économique, moderniser l'infrastructure, créer de la richesse et des emplois, et améliorer la qualité de vie des citoyens, appelant les structures publiques concernées à redoubler d'efforts et à assurer un suivi de terrain rigoureux.

S'agissant de la centrale de Borj El Amri, le ministre de l'Équipement et de l'Habitat, chargé de la gestion du ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie, Salah Zouari, a présenté le projet consistant notamment en l'installation d'une troisième turbine à gaz d'une capacité de 250 à 400 MW pour un coût global de près de 600 millions de dinars, avec une entrée en exploitation prévue à l'été 2027 afin de faire face à la hausse de la demande nationale en électricité.

Ce projet vise à renforcer la capacité productive du système national de production d'électricité et à améliorer la rentabilité de la station, ce qui est de nature à consolider l'équilibre entre la production et la demande et à contribuer à garantir  l'approvisionnement régulier en électricité et à mettre fin au recours à l'allègement des charges pendant les périodes de pic de consommation. 

Ce projet vient à un moment où le rythme de la demande augmente entre 4% et 5% par an atteignant un pic record pendant le mois de juillet 2026, estimé à 6400 mégawatts, contre 5175 mégawatts en 2025. 

La cheffe du gouvernement a souligné la nécessité de lancer immédiatement ce projet, parallèlement à la mise en œuvre d'autres grands programmes énergétiques prévoyant le développement du réseau, l'installation de compteurs intelligents et le renforcement des capacités de stockage d'électricité, dans le cadre du plan d'action de la stratégie nationale de l'énergie à court, moyen et long termes.

Elle a affirmé que la consolidation de la sécurité énergétique constitue une priorité stratégique pour garantir la continuité de l'approvisionnement, améliorer le rendement, réduire le déficit énergétique et soutenir la compétitivité de l'économie nationale face à la hausse de la demande et aux défis climatiques et géopolitiques.

Sur le plan sanitaire, la commission a examiné la proposition d'attribution des marchés pour le parachèvement de l'hôpital régional de catégorie B à Thala (gouvernorat de Kasserine).

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a fait savoir que ce projet s'inscrit dans le cadre de la modernisation de l'infrastructure sanitaire et de la réduction des disparités régionales, en consacrant le droit à la santé, selon les principes de l'équité et la parité des chances en matière d'accès aux services sanitaires.

Cet établissement, d'une capacité de 105 lits, comprendra des consultations externes, des laboratoires, une banque de sang, de la radiologie, une pharmacie, des blocs opératoires, la réanimation et des urgences, pour un coût de construction de 54 millions de dinars et 15 millions de dinars d'équipements, sous le suivi du ministère de l'Équipement en tant que maître d'ouvrage délégué.

La cheffe du gouvernement a affirmé que l'investissement dans la santé publique est un choix stratégique pour garantir l'équité sanitaire, insistant sur le démarrage immédiat des tranches restantes et la mise en place d'un suivi quotidien sur le terrain.

Concernant la Cité numérique d'Ennahli (gouvernorat de l'Ariana), la commission a examiné l'attribution des marchés relatifs au parachèvement des travaux. Le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, a fait observer que le projet vise l'extension du pôle technologique "Tunis Smart Technoparks" et la création d'espaces technologiques avancés, dont le suivi est également confié au ministère de l'Équipement, en tant que maître d'ouvrage délégué.

La cheffe du gouvernement a réaffirmé que la transition numérique est un levier pour moderniser l'administration, renforcer la compétitivité des entreprises et faire de la Tunisie un pôle régional des services intelligents.

Zenzri a souligné la nécessité de parachever les travaux de la réalisation de la cité numérique et des grands projets numériques et de fournir une infrastructure technologique adéquate, d'améliorer l'environnement des affaires et de l'hébergement des entreprises innovantes, de mobiliser les investissements et d'impulser l'emploi, ce qui contribuera à faire de la Tunisie un pôle interrégional en matière numérique et de services intelligents.

Aux termes des travaux, la commission a décidé le démarrage immédiat des procédures d'extension de la centrale de Borj El Amri et l'engagement direct des travaux de l'hôpital de Thala et de la Cité numérique d'Ennahli.

La cheffe du gouvernement a conclu en soulignant la nécessité d'accélérer le parachèvement des travaux des projets publics, de lever tous les obstacles à travers l'intensification du suivi sur terrain par les structures concernées pour livrer ces projets dans les délais impartis avec la qualité requise et réaliser leur rentabilité de développement à même d'améliorer les conditions de vie des citoyens dans les différentes régions du pays, conformément aux directives du président de la République, Kaïs Saïed.

Un Conseil ministériel restreint consacré au PLF 2027

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé mardi un Conseil ministériel restreint (CMR) consacré aux grandes orientations du projet de loi de finances (PLF) pour l'année 2027, qui s'inscrit dans une logique de rupture avec les modes de gestion antérieurs et vise à renforcer la résilience de l'économie nationale face aux crises mondiales.

Lors de cette réunion tenue au Palais du Gouvernement à La Kasbah, Zenzri a souligné que ce projet de budget, qui constitue une étape charnière du plan de développement 2026-2030, repose sur une approche ascendante et participative. Il vise à stimuler la création de richesse par la valorisation des ressources nationales et le développement des secteurs à forte valeur ajoutée, tout en assurant un développement équitable et en renforçant la justice sociale.

La Cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de rendre ce budget résilient face aux répercussions des conflits internationaux et à l'incertitude géopolitique, notamment au Moyen-Orient. L'objectif est de préserver la sécurité alimentaire, énergétique, hydrique et pharmaceutique du pays, en diversifiant le tissu économique et en soutenant les systèmes de production.

Elle a rappelé que ce projet doit concilier viabilité financière et croissance inclusive, en mettant l'accent sur la réforme du système de santé, la transformation numérique, la restructuration des entreprises publiques et l'impulsion de l'investissement. Il s’agit également de renforcer l'équité fiscale et de favoriser l’intégration de l'économie informelle.

La Ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a présenté un exposé sur l'exécution du budget 2026, faisant état de la résilience de l'économie nationale et des acquis réalisés malgré les pressions financières. Elle a détaillé les hypothèses du PLF 2027, conçu pour renforcer la solidité des finances publiques.

En conclusion, Zenzri a insisté sur la nécessité pour ce projet de répondre aux aspirations des Tunisiens, conformément à la vision du Président de la République, Kaïs Saïed, en consolidant les piliers de l'État social et en garantissant un développement équilibré.

Conseil des ministres

la Cheffe du gouvernement appelle à accélérer les projets publics avant le lancement du Plan 2026-2030

La cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, a présidé, jeudi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, un Conseil des ministres consacré à l'examen de plusieurs projets de loi et décrets à caractères économique et social, concernant notamment la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

 

Sarra Zaâfrani Zenzri, qui présidait la réunion du conseil au nom du président Kaïs Saïed et sur son instruction, a appelé à accélérer la mise en œuvre des projets publics dans l'ensemble des régions et à stimuler les investissements publics et privés, en prévision du lancement prochain des programmes et réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

 

Citée dans un communiqué de la Présidence du Gouvernement, la cheffe du gouvernement a rappelé que "la révolution législative, à elle seule, ne suffit pas et qu'elle doit s'accompagner d'une révolution culturelle et administrative, fondée sur l'ancrage d'une culture du travail sérieux dans l'ensemble des services publics, afin d'améliorer leur performance, leur productivité et la qualité des prestations fournies aux citoyens".

 

Elle a également souligné la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de développer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics, insistant sur le fait que "chaque agent public est tenu d'accomplir pleinement ses missions et d'assumer l'ensemble de ses responsabilités avec efficacité, au service du peuple tunisien".

 

Les responsables sont appelés, d'après ses dires, "à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances, à faire respecter la discipline et le sens des responsabilités, ainsi qu'à engager les procédures de reddition de comptes et de sanction en cas de manquement ou de non-respect des obligations professionnelles".

 

Selon la même source, la cheffe du gouvernement a tenu à souligner que l'Etat entend poursuivre la mise en œuvre de sa politique économique et sociale "afin de répondre aux attentes des citoyens et garantir leurs droits légitimes à une vie décente".

 

Elle a également insisté sur la nécessité d'assurer un suivi continu de l'état d'avancement de l'ensemble des projets publics dans toutes les régions du pays par les responsables aux niveaux central, régional et local, d'accélérer leur réalisation et de stimuler l'investissement public et privé.

 

Selon elle, le Plan de développement 2026-2030 a pour objectif de "promouvoir l'intégration économique et sociale, un développement global, juste et équilibré, ainsi que la justice sociale, tout en contribuant à bâtir une économie forte, résiliente et capable de faire face aux mutations rapides à l'échelle mondiale".

L’état d’avancement des projets de développement dans tous les gouvernorats du pays au centre d’un conseil ministériel

Un conseil ministériel consacré au suivi de l’état d’avancement des projets de développement dans tous les gouvernorats du pays, a été tenu, samedi, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri.  Selon un communiqué publié par la Présidence du Gouvernement, un ensemble de mesures ont été prises lors de ce conseil. Il s'agit de rendre obligatoire l’intégration de tous les projets publics, sur la plateforme de suivi des projets, par l’ensemble des structures publiques centrales et régionales ainsi que par les entreprises et établissements publics, avec une mise à jour continue des données relatives à chaque projet.

 


 


Parmi ces mesures figure aussi le développement d'une interface avancée d’alerte précoce au sein de la plateforme de suivi des projets, permettant la détection automatique et anticipative des indicateurs de blocage et des risques susceptibles d’affecter l’exécution des projets.   Cette interface repose sur l’analyse des données relatives à l’avancement des projets, l’évolution des procédures de passation des marchés publics, la situation foncière ainsi qu'au niveau de gestion des crédits alloués. L’objectif est de permettre une intervention rapide pour résoudre les difficultés avant qu’elles n’aient un impact sur les délais d’exécution, les coûts des projets et l’atteinte des objectifs de développement visés.

Il s'agit également d'adopter des procédures de passation des marchés publics plus efficaces et plus souples pour les grands projets publics, afin de réduire les délais de préparation et d’attribution des marchés et de limiter les cas de relance de procédures infructueuses, tout en préservant les principes de transparence, de concurrence et de bonne gestion des deniers publics.

Le conseil a également souligné l'impératif d'améliorer le niveau de préparation des projets publics avant leur programmation, à travers l’étude préalable de tous les aspects techniques, fonciers et financiers, ainsi que de leur faisabilité économique, sociale et environnementale, afin de garantir le bon déroulement des travaux dès leur lancement, sans interruption ni retard.

Le conseil a aussi recommandé de renforcer le contrôle préalable des promoteurs chargés de l’exécution des projets publics ainsi que l’évaluation et le suivi de leurs performances, sur la base d’indicateurs liés à la compétence technique, à la capacité financière et aux réalisations effectives, afin d’éviter l’attribution de projets à des entreprises incapables d’honorer leurs engagements contractuels et de réduire les risques de blocage durant l’exécution.

À l’issue des travaux du Conseil, qui s'est déroulé en présence des gouverneurs de Tunis, de l'Ariana, de la Manouba et de Ben Arous, ainsi que les autres gouverneurs qui  y ont participé par visioconférence, la Cheffe du Gouvernement a souligné que la concrétisation des objectifs du Plan de développement 2026-2030 est étroitement liée à la bonne exécution des projets de développement programmés et à leur suivi rigoureux sur le terrain.

Elle a insisté, à cette occasion, sur la nécessité d’intensifier les efforts de l’ensemble des structures de l’État pour réussir cette échéance nationale, et ce, à travers un suivi précis et continu assuré par les gouverneurs, en coordination avec les responsables aux niveaux central, régional et local.

 Il s’agit, également, de traiter les dossiers dans les délais fixés et d’identifier des solutions immédiates aux difficultés rencontrées.

« Ces actions contribueront à l’amélioration des infrastructures et des services de base, au renforcement de l’attractivité des régions pour l’investissement, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, conformément aux orientations du Président de la République et aux aspirations de l’ensemble des Tunisiennes et des Tunisiens », a notamment expliqué la Cheffe du Gouvernement.

A cette occasion, Zenzri a rappelé que cette réunion s'inscrit dans le cadre du suivi continu et rigoureux de l'exécution de tous les projets publics dans les différentes régions du pays, afin d'accélérer leur achèvement dans les délais impartis, étant donné que ces derniers représentent une priorité nationale stratégique et le fondement d'un développement intégral visant à réaliser la croissance économique, à consacrer la justice sociale entre les régions et dans tous les domaines, à améliorer la qualité des services publics, à impulser l'investissement et à créer des emplois, conformément aux directives du président de la République, Kais Saied.

Elle a également mis l'accent sur le rôle des gouverneurs et des responsables régionaux dans le suivi  direct du rythme de réalisation des projets publics dans tous les secteurs ainsi que sur l'importance de l'action commune avec les structures centrales et régionales pour surmonter les obstacles administratifs, techniques et fonciers, tout en instaurant des mécanismes d'évaluation pour garantir l'efficacité de l'exécution et le respect des délais contractuels.

Le conseil ministériel a permis de passer en revue l'avancement de nombreux projets publics financés par le budget de l'Etat dans les secteurs prioritaires, notamment l'infrastructure, les routes, les énergies renouvelables, la santé, le transport, l'éducation, les technologies de la communication, l'agriculture, l'industrie, les mines, le tourisme, l'emploi, la formation professionnelle, l'environnement, l'enseignement supérieur et la recherche scientifique, ainsi que la jeunesse, les sports et la culture.

 Zenzri a appelé tous les ministres à veiller à la viabilité et à la faisabilité des projets publics avant le démarrage des travaux, particulièrement avec le lancement prochain des projets inscrits au plan de développement 2026-2030, rappelant que l'Etat accorde un intérêt majeur à l'investissement public dont les crédits alloués au budget de l'Etat sont passés de 4,7 milliards de dinars en 2023 à 6,5 milliards de dinars en 2026, soit une hausse de près de 38% en quatre ans.

La Cheffe du gouvernement a réitéré la nécessité d'adopter une nouvelle approche dans l'examen des dossiers, basée sur l'anticipation et la prospection à travers un suivi continu à tous les niveaux et la prise des mesures nécessaires dans l'immédiat pour répondre aux attentes légitimes du peuple tunisien, conformément aux directives du chef de l'Etat.

Conseil ministériel

L’examen du projet de loi relatif à l’adoption du plan de développement 2026-2030 a été au centre d’un conseil des ministres, tenue lundi 15 juin 2026, au Palais du Gouvernement à la Kasbah, sous la présidence de la Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri. Cette réunion du conseil des ministres, tenue sur instructions du président de la République, Kaïs Saïed, a été consacrée également à l'approbation de plusieurs projets de loi et décrets réglementaires, dont le principal concerne l’approbation du Plan de développement 2026-2030, selon un communiqué publié par la Présidence du gouvernement.
 La Cheffe du gouvernement a souligné que le plan de développement pour la période 2026-2030 marque un tournant national décisif, rompant avec les politiques précédentes qui ont engendré des dysfonctionnements socio-économiques, environnementaux et institutionnels.Ce plan de développement définit les contours de la prochaine étape en fonction des choix nationaux de l’État, garantissant ainsi une répartition équilibrée et équitable des richesses entre tous les Tunisiens, conformément aux orientations du président de la République, Kaïs Saïed.Elle a rappelé que ce projet de  plan de développement 2026-2030 a fait l’objet d’un suivi rigoureux et continu de la part du Chef de l’Etat, tout au long de différentes étapes de son élaboration, rappelant qu’il s’agit, pour la première fois en Tunisie, d’une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau  régional, puis au niveau des districts, pour aboutir au plan national.Ainsi, les rapports élaborés par les conseils locaux, régionaux et des districts ont été synthétisés, en harmonie avec la politique sociale et économique de l’État dans le cadre de l’unité de l’Etat.L’objectif, a-t-elle dit, est d’instaurer un nouveau modèle de développement garantissant la justice sociale et un développement inclusif, juste et équilibré, conformément à la vision du Président de la République, et en réponse aux aspirations et aux attentes légitimes des citoyens.La cheffe du gouvernement a souligné que le Plan de développement 2026-2030 consacre la dimension sociale comme un choix stratégique constant de l’État.Il vise à réaliser une intégration économique et sociale globale et équitable, garantissant l’équilibre entre les régions et les districts, ainsi, que la mise en place des fondements d’une économie forte, résiliente et capable de faire face en dépit des changements géopolitiques ascendantes et aux mutations profondes que connaît le monde.Le projet de loi relatif au Plan a été examiné, lors de ce conseil. Le document du Plan de développement est composé de trois parties principales à savoir : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement.Les rapports des conseils élus ont mis en évidence un ensemble de défis structurels accumulés ainsi que des disparités entre les indicateurs de développement des différentes régions, dans un contexte mondial marqué par des mutations géostratégiques multidimensionnelles liées à l’accélération du progrès technologique, à l’intensification de la concurrence, à la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi qu’aux transformations des marchés du travail.Ces évolutions ont exigé l’adoption de choix stratégiques fondés sur des orientations capables de transformer les défis en opportunités, afin de garantir une plus grande équité du développement, d’intégrer l’ensemble des catégories sociales et des régions dans le cycle économique, de moderniser la structure de l’économie et de renforcer sa résilience.Partant de ces défis, le Plan de développement 2026-2030 prévoit une série de réformes et de programmes d’investissement reposant sur de grandes orientations visant à assurer la cohérence des politiques de développement, à renforcer l’équilibre entre les exigences de la croissance économique et celles de la justice sociale et territoriale, tout en consolidant la dimension sociale comme choix stratégique permanent de l’État.Parmi les principales orientations du Plan figurent  :- Garantir un développement social juste et inclusif à travers la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à un logement décent.-Réaliser un développement territorial équilibré ainsi qu’une intégration économique et sociale globale et équitable entre les régions, grâce à la réduction des disparités territoriales et au renforcement de l’attractivité des régions. Renforcement du tissu économique et développement des infrastructures  grâce à l'appui aux secteurs à forte valeur ajoutée, à la promotion de l'innovation et de la recherche, à la stimulation de l'investissement, ainsi qu'au développement et à la construction de ports, de routes et d'autres infrastructures de base.Réalisation de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, et préservation d'un environnement sain à travers la bonne exploitation et la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l'indépendance énergétique, la réduction de la pollution, la préservation de l'environnement et de la biodiversité, ainsi que la promotion des filières agricoles.Modernisation du cadre institutionnel et consécration de l'efficacité du service public par l'amélioration des performances de l'administration, le développement du cadre législatif et réglementaire, et la réforme des structures et des entreprises publiques. Afin d'assurer la concrétisation des objectifd du plan et de tenir compte des évolutions futures, le texte prévoit la mise en place d'un mécanisme périodique  de suivi et d'évaluation  pour la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement, à travers l'élaboration d'un rapport annuel dans le cadre du budget économique et d'un rapport d'évaluation à mi-parcours sur l'exécution du plan. Le  Conseil des ministres a également été l'occasion de discuter de plusieurs autres projets de lois et décrets  réglementaires inscrits à l'ordre du jour, avant de délibérer sur  l'ensemble des textes soumis, notamment, le projet de loi portant approbation du plan de développementr 2026/2030.amal/jena/bok

Conseil ministériel

Un conseil ministériel restreint consacré au secteur de l’eau, tenu mardi sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, a décidé une série de mesures visant à renforcer l’approvisionnement en eau potable et à améliorer la gestion des ressources hydriques.
Selon un communiqué, ces mesures ont pour objectif de garantir l’alimentation en eau potable dans toutes les régions du pays, à travers un suivi renforcé des gouverneurs et des structures concernées, tout en prévenant les interruptions de distribution.Le conseil a notamment décidé de poursuivre la réalisation des projets d’infrastructures relatifs à l’eau potable et à l’irrigation prévus dans le cadre des programmes de développement pour la période 2026-2030.Il a également approuvé la réorganisation du système d’approvisionnement en eau potable dans les zones rurales, avec le transfert progressif de la gestion des systèmes hydrauliques à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), ainsi que l’attribution directe des nouveaux projets à cette entreprise afin d’assurer la pérennité des investissements.Parmi les autres décisions figurent l’obligation pour les promoteurs immobiliers d’intégrer des réservoirs de collecte des eaux pluviales dans les nouvelles constructions, la valorisation des ressources en eau non conventionnelles et l’augmentation de leur utilisation dans le secteur agricole.Le conseil a également recommandé l’achèvement des projets de transfert d’eau entre les barrages du nord et les grands systèmes d’alimentation en eau potable, la mobilisation accrue des ressources hydriques souterraines et de surface, ainsi que le recours aux énergies renouvelables dans la production, le transport de l’eau potable et l’exploitation des stations d’épuration.Les autorités ont en outre appelé la SONEDE à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un approvisionnement régulier en eau potable dans l’ensemble du pays et à accélérer l’adoption des compteurs intelligents.Le plan prévoit aussi l’amélioration du rendement des réseaux de transport et de distribution, le renouvellement des infrastructures dégradées, le déploiement de systèmes intelligents de détection précoce des fuites et de surveillance à distance des réseaux, ainsi qu’une gestion plus efficace des réserves hydriques.Lors de la réunion, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, et le secrétaire d’État chargé de l’Eau, Hamadi Habib, ont présenté un état des lieux des ressources hydriques, du niveau des barrages et du plan d’approvisionnement en eau potable pour l’été.