bann-interne

Le président Saïed plaide "un nouvel esprit" dans la mise en oeuvre des textes

Publié le 09.02.2026

Le président de la République, Kais Saïed, s'est entretenu, lundi, après-midi, au palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri.

Lors de cette réunion, cite un communiqué, le chef de l'Etat a souligné que le peuple tunisien a besoin aujourd'hui non seulement de "nouveaux textes" mais aussi et surtout d'un "nouvel esprit" qui anime les hommes chargés de les mettre en oeuvre.

"Ce qui importe le plus ce n'est plus la teneur du texte elle-même. C'est surtout l'esprit intègre et sain de celui qui veille scrupuleusement à en concrétiser les finalités.", a fait savoir le président Saïed. 

Revenant sur la corrélation étroite entre "inflation législative" et "suradministration excessive", deux phénomènes relevant d'une bureaucratie délétère, le chef de l'Etat a souligné que ces dysfonctionnements constituent "une forme de dilapidation de l'argent public".

Tout en plaidant en faveur d'un mieux légiférer qui a un impact positif sur la vie des Tunisiens, le président Saïed a mis l'accent sur la nécessité d'élaborer des textes réglementaires qui soient en mesure de contribuer à préserver le pouvoir d'achat du citoyen, à enrayer l'envolée des prix et à réaliser le double objectif de lutter contre les pratiques de spéculation et de réduire les importations non essentielles. 

09022026

Par ailleurs, le chef de l'Etat a fait remarquer que la Tunisie en empruntant souverainement sa propre voie est parvenue à réaliser des performances jugées irréalistes par certains, pointant à ce propos des parties en mal de patriotisme qui se sont livrées à des appels suspects visant à imposer des sanctions économiques contre la Tunisie.

Evoquant les projets de texte régissant le domaine de l'investissement, le chef de l'Etat a réaffirmé l'engagement à redoubler d'effort en vue de réaliser la justice sociale, appelant à identifier les vraies raisons entravant sa mise en oeuvre dans la pratique.          

Pour le président Saïed, les raisons de ce blocage ne tiennent pas seulement aux textes mais plutôt aux relais tentaculaires des lobbies s'activant au sein de l'appareil administratif de l'Etat et à une corruption galopante qui sévit encore dans le pays. 

Autant ces causes profondes persistent, autant il serait illusoire de prétendre à un quelconque changement, a-t-il estimé, assurant que le travail se poursuit sans relâche afin de permettre aux jeunes de prendre le relais de la responsabilité.

Le peuple tunisien, a-t-il dit, n'a pas besoin seulement d'un "nouveau discours" ne prêtant plus à équivoque mais plutôt à des réalisations accomplies dans les plus brefs délais.

Il a, à ce propos, salué l’enthousiasme et la détermination qui animent les jeunes tunisiens, rappelant leur formidable élan de bénévolat et l'esprit d'entraide dont ils ont fait preuve lors des récentes intempéries.

"C'est grâce à ces jeunes esprits que les attentes du peuple tunisien seront certainement réalisées", a-t-il conclu.