Zenzri lors d'un conseil ministériel: 2026, année du démarrage effectif de la "digitalisation complète" de l'administration

La cheffe du gouvernement, Sarra zafrâani, a présidé, vendredi, au palais de la Kasbah, un conseil ministériel consacrée au suivi de l'état d'avancement  des projets de digitalisation de l'administration.

lors de cette réunion, la cheffe du gouvernement a mis l'accent sur la nécessité de parachever tous les projets liés à la transformation numérique de l'administration dans les délais impartis, recommandant de développer les systèmes de paiement électronique et de finaliser l'interconnexion de tous les services offerts aux citoyens et de l'ensemble des projets en cours ou programmés.

Elle a dans ce contexte souligné l'impératif d'assurer un suivi continu de l'état d'avancement de ces projets au moyen d'indicateurs de performance uniformisés, en accordant la priorité absolue aux projets de digitalisation en relation directe avec les services rendus aux citoyens et aux investisseurs. 

L'objectif, a-t-elle expliqué, étant de permettre d'améliorer le climat d'investissement, de stimuler la croissance économique, de faciliter le quotidien des citoyens et de contribuer de manière agissante à la lutte contre la corruption.

La cheffe du gouvernement a, en outre, mis l'accent sur la nécessité de placer l'intérêt du citoyen au cœur du processus de la transformation digitale, plaidant en faveur de la mise sur pied d'une administration moderne fondée sur l'ouverture des données et l'intelligence artificielle. 

Objectif visé : garantir la transparence et stimuler l'innovation tout en accordant une importance accrue à la mise en oeuvre des mesures de sécurité et de cybersécurité.

Tout en rappelant que la digitalisation "complète" de l'administration est "fondamentale et essentielle", la cheffe du gouvernement a souligné que la mise en oeuvre de ce chantier d'envergure constitue "un choix stratégique" de l'État qui s'inscrit dans le droit-fil des instructions du président de la République, Kais Saïed, visant à accroître l'efficacité du travail administratif, à promouvoir le rentabilité du service public, à rapprocher les services des citoyens et à lutter contre la corruption.

Pour mener à bien ce projet, la cheffe du gouvernement a recommandé l'élaboration d'un plan national de communication visant à informer les citoyens sur le dispositif des services numériques disponibles et à  encourager son utilisation.

Elle a, en outre,  affirmé que la transformation digitale de l'administration est un levier essentiel du programme économique et social de l'État, s'inscrivant  dans le cadre des efforts visant à lutter contre la corruption,, à garantir la transparence des transactions administratives et à améliorer la qualité des services rendus aux citoyens.

C'est aussi, cite le communiqué, un projet qui vise à simplifier les procédures administratives, à réduire la bureaucratie, à assouplir les procédures complexes, à écourter les délais de traitement des dossiers, à stimuler l'investissement et à améliorer le climat des affaires. 

Ce projet contribuera également à conférer un surcroît d'efficacité au travail administratif, à renforcer la compétitivité de l'économie nationale aux niveaux régional et international et à rapprocher les services des citoyens.

Et la cheffe du gouvernement de révéler que l'État s'est doté dans le cadre du plan de développement 2026-2030, d'une vision nationale unifiée pour la transformation digitale qui a défini avec soin les objectifs, les priorités et l'échéancier de réalisation des projets y afférents.

Elle a, dans ce contexte, souligné que l'année 2026 sera marquée par "le démarrage effectif de la digitalisation complète" de l'administration, contribuant ainsi à la simplification des procédures administratives, à la lutte contre la corruption, le monopole, la contrebande et l'évasion fiscale.

Lors de cette réunion, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a passé en revue les principaux projets réalisés jusqu'à fin 2025. 

Il a, à ce titre, cité le portail unique des services administratifs et le rôle des services administratifs, le paiement à distance de la taxe routière, le timbre fiscal électronique, l'hôpital numérique (première phase) et le système Najda.tn.

Au rang de ces projets, cite le ministre, figurent également le système national de suivi des projets, la plateforme nationale d'interconnexion (première phase), le registre national des entreprises communautaires (première phase), la demande en ligne de carte d'identité nationale pour les étudiants, la plateforme nationale du permis de construire « Taamir », la carte de circulation frontalière (interconnexion).

Le ministre a mentionné également le projet des  services d'interconnexion pour le secteur des affaires sociales, le système « Easy Export » et le système de citoyenneté (« Nationalité »), ajoutant que les projets numériques ont été intégrés à la plateforme nationale de suivi des projets publics.

Lors de cette réunion, les participants ont eu l'occasion d'examiner l'état d'avancement des principaux programmes et projets en cours ainsi que ceux dont l'achèvement est prévu pour 2026. 

Dans ce contexte, le conseil a fait état de 192 projets font actuellement objet de suivi au niveau national.

Les participants ont aussi débattu des procédures et des solutions permettant de surmonter les difficultés qui entravent la mise en œuvre de nombre de projets de transformation digitale dans tous les ministères et organismes publics.