Journée du savoir : le président Saïed plaide un enseignement national, démocratique et sans diktats

Publié le 08.18.2026
Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 17 août courant, au palais de Carthage, la cérémonie de la Journée du savoir, au titre de l'année scolaire et universitaire écoulée, en présence de la cheffe du gouvernement, des membres du gouvernement, des hauts cadres de l'État et des lauréats accompagnés de leurs familles.
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Dans une allocution diffusée sur la page officielle Facebook de la présidence de la République, le chef de l'État a rappelé la portée symbolique de cette journée, soulignant que le savoir doit profiter à l'ensemble de la communauté nationale.

Il a adressé ses félicitations aux lauréats, à leurs familles et au corps enseignant, évoquant les réformes éducatives engagées depuis le XIXe siècle et réaffirmant la volonté de poursuivre ce processus selon les aspirations du peuple tunisien.

Le président Saïed a en outre annoncé l'installation du Conseil supérieur de l'éducation et de l'enseignement, seule et unique institution constitutionnalisée dont les membres ont été désignés.

Il a indiqué que le conseil a entamé ses travaux ce jour même, avec pour mission d'opérer une réforme objective, loin des calculs politiques et des turbulences conjoncturelles.

Il a également plaidé pour un système éducatif national, démocratique et universel, estimant que l'obligation scolaire ne peut se limiter à seize ans.

Des projets éducatifs ambitieux seront annoncés dès que les conditions de leur réussite seront réunies, a-t-il encore ajouté.

Le chef de l'Etat a par ailleurs appelé à transformer l'école en espace culturel vivant, de clubs de cinéma, de théâtre, de calligraphie, pour affiner le goût public et nourrir le sentiment national.

Evoquant la montée en puissance du fléau de la drogue, le prédisent de la République a réclamé des plages horaires de sensibilisation aux dangers de ce phénomène dans les écoles et à travers les médias publics, pointant des réseaux de corruption et des relais mercenaires financés de l'intérieur comme de l'extérieur, qui cherchent à tout prix à déstabiliser la société.

Par ailleurs, le président Saïed a fermement rejeté toute réforme éducative imposée de l'extérieur, dénonçant à ce titre des ingérences passées qui ont largement altéré le caractère national de l'enseignement. 

« Non aux diktats venant de l'étranger. Notre enseignement, nous le choisissons comme le veut le peuple tunisien », a-t-il martelé.

Evoquant les infrastructures scolaires, le chef de l'Etat a dénoncé les carences architecturales et l'absence d'espaces culturels dans de nombreux établissements.

Il a à cet égard annoncé l'intention de créer un centre dédié aux arts de la calligraphie, appelant les ministères de la culture et de la jeunesse à œuvrer à ce que les établissements scolaires soient des espaces capables de produire une société de connaissance et de culture nationale.

Et le chef de l'État de conclure que les défis sont certes immenses, assurant que la volonté collective suffit à les surmonter pour faire de la Tunisie une destination prisée non seulement par les Tunisiens, mais rayonnant bien au-delà de ses frontières.